Témoignages 

Il soldato Cirino Martines in Tunisia

 

Présentation

Questa è la storia del signore Cirino Martines, nato nel 1922 in Sicilia. All'età di 19, è sbarcato in Tunisia con altri soldati italiani, prima dell'offensiva alleata. Dopo la battaglia, è stato fatto priginoniero dagli Francesi e poi dagli Inglesi. Adesso, vive con la sua famiglia in Ottawa. Oggi, un mezzo secolo più tardi, ci racconta i fatti che sono accaduti quell'anno 1943.

Monsieur Cirino Martines, originaire d'un petit village de Sicile, a été enrôlé dans l'armée italienne à l'âge de 19 ans et demi. Tandis qu'un de ses frères embarquait pour la Grèce et que l'autre restait en Italie, le soldat Cirino se retrouva en Tunisie, peu avant l'offensive des Alliés. De retour sur la ferme familiale, après quatre ans d'absence, il finit par se marier avec une jeune fille du pays. Comme la vie était difficile, en ces temps de pénurie, il décida bientôt de rejoindre un beau-frère installé au Canada. Comme de nombreux Italiens, le jeune Cirino travailla dans la construction. Ah, l'Amérique, elle n'était pas aussi rose qu'on se l'imaginait. La tâche était pénible et les horaires instables du maçon Cirino l'obligèrent vite à abandonner ses cours d'anglais. C'est pourquoi il ne parle toujours que l'italien... et quelques mots d'anglais et de français.

Aujourd'hui, c'est à dire 65 ans après sa mobilisation dans l'armée italienne, Monsieur Cirino, et sa femme, habitent une belle maison du sud d'Ottawa. Un couple d'octagénaires plein d'énergie, avec un sens de l'hospitalité si caractéristique des Méditerranéens. C'est là que j'ai rencontré cet homme, né en 1922, comme ma mère, et protagoniste des mêmes événements que vécut mon père. Monsieur Cirino évoque des lieux qui évoquent à présent la sérénité et la douceur de vivre : montagnes luxuriantes et odorantes de Zaghouan, champs dorés de Pont-du-Fas, ruines romaines dans la lumière éclatante de Pâques.

 

Arrivo in Tunisia

Il giorno 9 gennaio del 1942, arrivai a Udine, all'Undicesimo regimento genio Udine. Là è cominciata la vita militare, per recluta. In agosto, fummo trasportati un Sicilia, a un paesetto chiamato Novara di Sicilia. E lì, tutto il bataglione era impiegato a tracciare uno stradale, per la difesa di Messine. E lì si lavorava con pico, palla, e fare meschi per fare le mine dove c'era pietra. Lì siamo stato da agosto a novembre.

Le 9 janvier 1942, j'arrivai à Udine, au Onzième régiment du génie. C'est là que je commençai ma vie militaire, en tant que conscrit. En août, on nous transporta en Sicile, dans un petit village nommé Novara di Sicilia. Tout le bataillon était occupé à tracer un réseau de routes, en vue de la défense de Messine. On y travaillait au pic et à la pelle, et à coup de mines là où il y avait des rochers. Nous y sommes restés d'août à novembre.

Rammento un giorno nelle ultime di novembre, che venne un ordine che il bataglione doveva rientrare a Palermo. Il bataglione veniva chiamato ventinovesimo battaglione genio artigliere. Allora, il genio portava molto materiale. Dove eravamo campati era un posto molto in collina e un poco lontano dalla strada carrozzabile. Allora è capitato forte mal tempo. È stato molto difficile potere abbrevviare il tempo per farla più presto, perchè pioveva forte. E per uscire tutto quello materiale che in genio avevamo, è passato due giorni. Non siamo arrivati in tempo, che noi dovevamo partire per la Tunisia. Allora, il commando a rimpiazzato altri militari, e son' partiti loro. Arrivando in ritardo, gli altri militari avevan' partiti già, e noi siamo rimasti a Palermo. Nelle prime di Gennaio, siamo finalmente partiti per la Tunisia.

Je me souviens d'un jour, à la fin novembre, quand arriva l'ordre de ramener notre bataillon à Palerme. Nous étions le vingt-neuvième bataillon du génie artilleur, et le génie transportait toujours une grande quantité de matériel. Nous étions campés quelque part dans la colline, à bonne distance de la route carrossable. Et le mauvais temps s'est mis de la partie. Il nous fut très difficile de nous hâter, à cause des fortes pluies. Avec tout ce matériel du génie, il nous a fallu deux jours pour rentrer. De sorte que nous avons raté notre départ pour la Tunisie, où nous avions été affectés. L'état major nous a remplacé par d'autres soldats, et lorsque nous sommes arrivés, en retard, ceux-ci étaient déjà partis à notre place. Nous sommes donc restés à Palerme, et ce ne fut qu'au début janvier que nous nous sommes envolés pour la Tunisie.

Arrivando in Tunisia, per via aerea, gli ufficiali ci hanno detto, appena usciti dell'aero : « Ci sono i camio pronti, mettetevi sui camii che già si parte subito, senza prender' niente. Se avete valigie, zaine, niente, assolutamente. Solamente il moschetto e basta! » Ed infatti, abbiamo fatto così. Salendo sui camii, ci hanno portati direttamente nella città di Tunis, in un posto militare. Lì, si è dormito la notte, e poi, alla mattina, presto che ancora era buio, ci hanno messo sui camii e siamo partiti direttamente per il fronte.

À notre arrivée en Tunisie, à peine descendus de l'avion, les officiers nous ont dit : « Les camions sont déjà prêts. Montez sur les camions, on part tout de suite, et n'emportez rien avec vous. Valises, sacs à dos, n'emportez rien, absolument rien. Seulement le fusil et basta! » Et c'est ce que nous avons fait. On est monté sur les camions et ils nous ont transportés à Tunis, dans une caserne. On y a passé la nuit, et le matin suivant, avant même qu'il fasse clair, on nous a remis sur des camions et on nous a expédiés directement sur le front.

Arrivando lì, al fronte, siamo scesi dei camii e siamo stati fermi tutta la giornata. Alla sera si e dormito per terra, nei campi. La mattina dopo, ancora stava buio, ci siamo alzati, e il primo ordine che un ufficiale ha detto, è che ognuno di noi deve portare sei proiettoli di mortaii, che ci hanno l'elica et pesano un pochetto. Ognuno di noi, i sei proiettoli di mortaii li dovevamo portare direttamente in linea, dove c'erano i mortaii appiazzati. Perchè lì, era tutto montagne, e non potevano arrivare gli automezzi. Gli dovevamo portare a spalla. Abbiamo consegnati quei proiettoli, e dopo, ognuno di noi terzo plotone, in ogni compagnia ci sono quattro plotoni, ci hanno messi a metter' le mine. Il plotone minatore. Sia mine per la truppa, sia mine per gli automezzi. Dunque, il mio lavoro era di metter' le mine, però non di giorno. Di notte, quando cominciava a far' buio la notte. Uno partiva alla notte e si ritirava alla mattina. Dopo, continuando quel lavoro, il giorno di Pasqua, del 1943, è venuto un ordine che dovevamo andare a togliere le mine a un posto dove le avevamo messe.

Arrivés sur le front, on nous a fait descendre des camions et nous sommes restés immobilisés toute la journée. Nous avons passé la nuit par terre, couchés dans les champs. Le lendemain matin, alors qu'il faisait encore noir, nous nous sommes levés et le premier ordre qui nous vint d'un officier fut de prendre six projectiles de mortier et de les apporter sur les lignes, où étaient disposés les canons de mortier. Car c'était un pays de montagne et les véhicules motorisés ne pouvaient y circuler. Nous devions porter les projectiles sur le dos. Nous avons donc déchargé les projectiles, et on nous a alors envoyés, nous du troisième peloton, on nous a envoyés poser des mines. Il y a quatre pelotons par compagnie et nous étions le peloton mineur. Donc, mon travail consistait à poser des mines, mais pas le jour, la nuit, dès qu'il commençait à faire noir. On partait le soir et on rentrait au matin. Et le travail s'est poursuivi jusqu'au jour de Pâques 1943, quand l'ordre est arrivé d'aller ôter les mines d'un endroit où nous les avions posées.

 

La giornata di Pasqua, nel campo minato

È una bella giornata, una giornata bella bella, di sole, splendente. Dovevamo fare un bella camminata per arrivare lì dove c'era quel campo minato. Il tenete Imparata, era un sottotenente che veniva dell'Isola d'Elba, ci ha detto : « Fermiamoci, ragazzi, ci riposiamo un pò. » Allora ci siamo fermati e questo tenente dice… Devo dire che prima, quando noi avevamo tre giorni che stavamo in Tunisia, due soldati della compagnia, mentre che prendevano il rancio, un proiettolo di artiglieria gli ha feriti, tutti due. Uno si chiamava Tiradanni, l'altro non mi rammento. Dunque, il tenente dice « Sapete che quei due soldati, Tiradanni e l'altro, sono stati feriti e gli hanno rimpatriati in Italia. Anch'io, mi desiderassi — questo, lui in qualità d'ufficiale, non lo doveva dire — andare pure in Italia ». Allora, detta queste parole, noi siamo partiti per il lavoro del giorno.

C'était une belle, une magnifique journée, ensoleillée, resplendissante. Nous avions une bonne distance à marcher pour arriver jusqu'au champ de mines. Le sous-lieutenant Imparata, qui était originaire de l'île d'Elbe, nous a dit : « Arrêtons-nous, les gars, et reposons-nous un peu. » Alors nous nous sommes arrêtés. Je dois préciser qu'un peu plus tôt, à peine trois jours après notre arrivée en Tunisie, deux soldats de notre compagnie, pendant qu'ils mangeaient leur ration, avaient été atteints par un projectile d'artillerie, et ils furent blessés tous les deux. L'un se nommait Tiradanni, et l'autre, je ne m'en souviens plus. Donc, le lieutenant nous dit : « Vous êtes au courant que ces deux soldats, Tiradanni et l'autre, ont été blessés puis rapatriés en Italie. Moi aussi, j'aurais bien désiré — et ça, ce sont des paroles qu'en qualité d'officier, il n'aurait jamais dû prononcer — j'aurais bien désiré retourner en Italie. Sur ces mots, nous sommes partis faire notre travail de la journée.

Arrivando al campo minato, il tenente Imparata si è sbagliato. Dice : « Ragazzi, state fermi quà, non vi movete perchè quà sono le mine ». Poi, disse : « Tu, Berion — un caporale che si chiamava Berion —, vieni con me, vieni indietro a me ». Allora, il sottotenente il primo, e il caporale Berion dietro lui, hanno fatto un quindici-venti passi, e già il sottotenente si va proprio sulla mina. La mina scoppia. Il sottotenente, le scheggie ci hanno preso tutte le due gambe, perchè la mina era qui e ci è andato proprio sopra. Il sangue ci usciva così [gesti]. Il caporale che si trovava dietro, sempre un pochino ci aveva di distanza, allora la scheggia, ci ha preso l'intestino. Non si poteva dare aiuto lì, perchè non c'eravamo niente, io non fece che altro — che il sottotenente chiamava sua madre « Mamma, Mamma, Mamma » — io gli feci : « Sottotenente — perchè la compagnia passava il limone, io ci avevo il limone — Signor tenente, io ci ho il limone quà. Sono Martines, mi conosce? » « Oh, Martines, si ». Io prendo il limone, un pezzeto per passarlo alla bocca, per darlo un piccolo sollievo. E poi, ho preso gli spallacci, e ce l'ho legate alla gamba qui, ma è stato impossibile e il tenente ha finito. L'infermeria ha inteso lo scoppio della mina, allora è partita l'ambulanza, ma quando è arrivata l'ambulanza, è stato troppo tardi. Hanno preso il sottotenente e il caporale, l'hanno messo sull'ambulanza e han partito per l'ospedale. Ma il tenente ha finito breve, subito. Il caporale no. Il caporale è morto arrivando all' ospedale.

En arrivant au champ de mines, le sous-lieutenant Imparata s'est trompé. Il dit : « Les gars, restez ici et ne bougez pas, car il y a des mines par là. » Puis, il ajouta : « Toi, Berion — il y avait un caporal nommé Berion — viens avec moi et suis-moi. » Alors, le sous-lieutenant en tête, et le caporal Berion sur ses talons, ils firent quinze à vingt pas, et voilà déjà que le sous-lieutenant pose le pied sur une mine. La mine éclate. Le sous-lieutenant prend tous les éclats dans les deux jambes, parce qu'il avait marché en plein sur la mine. Et le sang coulait et coulait [gestes]. Le caporal qui le suivait, à une courte distance, a reçu les éclats dans les boyaux. Personne ne pouvait leur porter secours, parce qu'il n'y avait rien sur place, alors je ne fis ni une ni deux — car le lieutenant appelait sa mère « Mamma… Mamma… Mamma » — je lui fis : « Mon lieutenant — comme la compagnie nous donnait du citron, j'en avais avec moi — Mon lieutenant, moi j'ai du citron. Je suis Martinez, vous me reconnaissez? » « Oh, Martines, oui ». Et moi, je prends une tranche de citron et je la lui passe sur la bouche, pour lui donner un petit réconfort. Puis j'ai pris ma ceinture à munitions pour lui attacher les jambes, mais rien à faire, et le sous-lieutenant a rendu l'âme. Ceux de l'infirmerie avaient entendu l'explosion de la mine, alors ils ont envoyé une ambulance, mais quand elle est arrivée, c'était trop tard. Ils ont pris le sous-lieutenant et le caporal, les ont mis dans l'ambulance, et ils sont partis pour l'hôpital. Mais le sous-lieutenant est mort tout de suite. Pas le caporal. Le caporal, il est mort en arrivant à l'hôpital.

È continuata a quel posto dove noi dovevamo levar' le mine. Poi il giorno dopo ci hanno mandato un sergente per levare quel campo minato. Però, io, me ne sono accorto che il tenente si era sbagliato. Di entrare di dove noi avevamo cominciato a mettere le mine, lui non ha entrato là. Lui ha entrato di dove abbiamo finito di mettere le mine, che ci è venuto al contrario. Perchè quando noi mettevamo le mine, si faceva come la carta geografica. Sulla mappa si mette punto di differimento, punto di congiunzione. Le mine vanno messe a scacchiera. Ma quella pianta non l'aveva fatto lui, l'aveva fatto un altro, un soldato ch'era un ingeniere. Dunque lui stava lì, non si ha reso conto, si ha sbagliato.

Et nous sommes restés dans cet endroit où nous devions ôter les mines. Puis, le lendemain, ils nous ont envoyé un sergent pour le déminage. Mais moi, je m'étais bien rendu compte que le sous-lieutenant s'était trompé. Plutôt que de pénétrer par l'endroit où nous avions commencé à poser les mines, il était entré par l'endroit où nous avions fini de les poser. Il était passé dans le mauvais sens. Parce que, quand nous posions les mines, on établissait une sorte de carte géographique. Sur le plan, on inscrit le point de séparation et le point de jonction. Les mines sont disposées en quinconce. Mais ce plan, ce n'est pas lui qui l'avait tracé, c'était quelqu'un d'autre, un soldat du génie. Donc, le sous-lieutenant est passé par ici [gestes], il ne se rendait pas compte de son erreur.

La mina era lunga così [come il braccio]. Quando uno mette la mina, il nesco non è in posizione di sparo. Dalla mina, ci sono tre fili, come fili dei capelli, e poi hanno un colore talmente che dopo che gli ha messi, uno guarda e non li vede più.

La mine était longue comme ça [comme le bras]. Quand on pose la mine, le détonateur n'est pas en position de tir. De la mine, il part trois fils, fins comme des cheveux, et d'une couleur telle qu'à peine posés, on ne les voit plus.

*  Se uno della famiglia vuole interessarsi di sapere come si è successo il fatto, il signore Martines puo informargli. Per scriverci­…

Avis : Si un membre de la famille désire connaître les derniers instants du sous-lieutenant Imparata, Monsieur Martines, qui en fut le témoin, est prêt à vous renseigner.

Io mi sono accorto che lui ha sbagliato, però non ci ho voluto dire niente. Sà perchè? Perchè una sera, ci siamo trovati che ci dovevamo ritirare all'accampamento, allora il tenente ha sbagliato la strada. Commandante della squadra, c'era un caporale maggiore, del nome di Marchetti. Questo caporale maggiore si è gelato e gli ha detto : « Signor tenente, ma dove ci portate, dove ci portate, qui avete sbagliato la strada. Quà non è la strada giusta, questa ». Allora, il tenente risponde : « Fai silenzio tu, qui commando io, devi fare silenzio. » Allora, il caporale maggiore gli fece : « Io devo fare silenzio. Dato che devo fare silenzio, se volete venire, venite dietro a me. Se no, fatte la vostra strada. Io, prendo di quà. E gli altri soldati, se vogliono seguirmi mi seguiscono. Perchè la strada giusta, quella che penso io, è questa. Non quella che state a fare voi ». Allora, tutti siamo andati dietro al caporale maggiore. Infatti che la strada giusta era quella.

Donc, je me suis aperçu que le sous-lieutenant se trompait, mais je ne pouvais rien dire. Vous savez pourquoi? Parce qu'un soir, quand le moment de rejoindre le camp fut venu, le sous-lieutenant Imparata s'était trompé de route. Celui qui commandait l'escadron, c'était un caporal-chef nommé Marchetti. Ce caporal-chef s'est immobilisé et lui a dit : « Mon lieutenant, mais où est-ce que vous nous emmenez? Vous ne voyez pas que vous vous être trompé de chemin? Ça n'est pas la bonne route, ici. » Alors le sous-lieutenant lui répond : « Tais-toi, c'est moi qui commande, et tu dois te taire. » Alors le caporal-chef lui fait : « Moi je dois me taire? Très bien, puisque je dois me taire, ceux qui veulent venir avec moi, suivez-moi. Sinon, continuez votre chemin. Moi, je passe par là. Et les autres soldats, qu'ils me suivent s'ils le veulent. Parce que la bonne route, selon moi, c'est celle-là. Pas l'autre où vous nous conduisez ». Alors nous avons tous suivi le caporal-chef. En fait, la bonne route, c'était bien la sienne.

E volevo dire che io ho capito che lui si ha sbagliato, perchè lui è andato di dove abbiamo finito di metter' le mine, ma non di dove si è incominciato. In base a questo, allora, non si pensava questo qui. Ma poi, a lungo tempo, mi venne in mente, perchè questi, io l'avevo sempre nella mia mente, questo tenente Imparata dello sbaglio che ha fatto, che ci ha perso la vita tanto lui che il caporale Berion. Che io mi ho trovato presente quando lui ha caduto, che gli ha successo che ha perso la vita, di io potere prendere l'indirizzo di dove lui abitava, perchè era dell'isola d'Elba, e poterci scrivere alla famiglia : « Se volete venire a casa mia, che io vi posso dare tutto l'informazione di come è successo il fatto. Che lui è morto proprio nelle mie mani. Che gli ho messo un pezzetino di limone alla bocca per darci un sollievo, di rinfrescarci la bocca, e ho provato a legarci le gambe con gli spallacci, ma troppo tardi, non si poteva fare niente ». Tutto oggi, ci penso ancora di questo, che ci potevo dare informazione proprio preciso.

Je voulais donc dire que j'avais bien compris que le sous-lieutenant se trompait. Parce qu'il entrait par l'endroit où nous avions fini de poser les mines, plutôt que celui où nous avions fini de les poser. Et il ne s'en rendait pas compte. Puis, pendant longtemps, les choses me sont revenues à l'esprit, parce que j'y pensais tout le temps à ce sous-lieutenant Imparata et à son erreur fatale qui lui a coûté la vie, ainsi qu'au caporal Berion. J'y pensais, au fait que je sois sur les lieux quand il est tombé et qu'il a perdu la vie, que j'aurais pu prendre l'adresse de sa maison sur l'île d'Elbe afin d'écrire à sa famille : « Si vous voulez bien vous rendre chez moi, que je puisse vous renseigner sur l'incident. Vous dire qu'il est mort dans mes bras. Que je lui ai mis une petite tranche de citron dans la bouche, pour le soulager, pour le rafraîchir. Que j'ai bien essayé de lui attacher les jambes avec la ceinture à munitions, mais qu'il était trop tard, qu'il n'y avait plus rien à faire. » Et jusqu'à aujourd'hui [65 ans plus tard], ça m'a tracassé, moi qui aurais pu donner tous ces renseignements à la famille du lieutenant Imparata.

 

La guerra è finita

Dunque si è aviccinato il tempo di quando è caduta la Tunisia. La mattina del 7 maggio del 1943, è incomminciata l'offensiva. L'offensiva è comminciata a tre ore di mattino, prima di fare giorno. I proiettoli arrivavano proprio lì dove c'eravamo accampati. Accampati nelle buche, sotto il terreno. Nessuna si poteva muovere lì, se non arrivava il commando del generale. Anzi per dire, la sera del 6 di maggio, venne il camion che ha portato il rancio. Tanti erano i proiettoli che arrivavano lì, perchè gli Americani sparavano, che nessuno ci siamo usciti per prendere il rancio. La strada era a quindici metri. Il camion ha aspettato un bel poco, poi quando ha visto così, ha fatto dietrofronte e se n'è andato. E siamo rimasti senza mangiare.

Or, le moment arriva où la Tunisie devait tomber aux mains des Alliés. L'offensive commença le 7 mai 1943. Les obus arrivaient en plein sur l'endroit où nous avions installé notre camp. Nous campions dans des trous, sous la terre. Personne n'avait le droit de sortir de là, sans un ordre express de l'état-major. En attendant, le soir du 6 mai, un camion vint nous livrer les rations. Il tombait une telle pluie d'obus, parce que les Américains nous bombardaient, qu'aucun d'entre nous n'osa sortir pour chercher les rations. Nous étions à quinze mètres de la route. Le camion a attendu un petit moment, puis, voyant ce qui se passait, il a fait demi-tour et il est reparti. Et nous sommes restés sans nourriture.

La mattina del 7 poi, alle tre ore di mattino, hanno continuato l'offensiva. Nessuno poteva muovere se non veniva il commando del generale. Una mezz'oretta di mattino, che ancora era buio, allora venne il commando del generale di ripiegare. Allora siamo partiti. Noi si camminava e i proiettili cadevano in mezzo a noi. Io dico per me, a un certo punto quando che spara l'artiglieria e che cadono i proiettili, se uno gli sente e non c'è paura. Se uno non gli sente, allora vuol dire che vanno proprio qui. Mentre che ci ripiegava, quando ho inteso, proprio vicino a me : « [piccolo sibilo] », è scoppiato. Fortunatamente, non è che ha scoppiato lontano. Si continua a camminare. A camminare, siamo usciti dei tiri dell' artiglieria.

Le matin du 7, à trois heures, l'offensive a repris de plus belle. Et on ne pouvait toujours pas bouger avant d'avoir reçu l'ordre de l'état-major. Une demi-heure avant l'aube, alors que la nuit était encore noire, le général nous fit enfin donner l'ordre de nous replier. Et nous sommes partis. Nous marchions et les obus tombaient tout autour de nous. Je me dis alors que, quand l'artillerie lance des obus, s'ils font du bruit en tombant, il n'y a rien à craindre. Mais si on ne les entend pas, ça veut dire qu'ils nous tombent en plein sur la tête. Pendant que nos troupes se repliaient, j'ai entendu un petit sifflement, et un obus a explosé. J'ai été chanceux, même s'il n'a pas explosé très loin. Et, à force de marcher, nous sommes arrivés hors de portée de l'artillerie ennemie.

A un certo punto, c'erano i camion. Ci siamo messi sopra i camion e ci siamo allontanati ancora, non so quanto. Siamo arrivati a un posto che lì ancora si combatteva. Che c'erano i Tedeschi, vicino a Zaghouan. A Zaghouan c'è una grande montagna di pietra, e ancora i proiettili arrivavano con una forza straordinaria. Finalmente, il giorno 9, è finita la battaglia, che non si sparava più.

Un peu plus loin, des camions nous attendaient. On nous a embarqués sur les camions et nous nous sommes éloignés, je ne sais sur quelle distance. Nous sommes arrivés à un endroit ou la bataille continuait. Car il y avait des Allemands, là-bas, près de Zaghouan. À Zaghouan, il y a une grande montagne rocheuse. Et toujours ces obus, qui nous tombaient dessus avec une force extraordinaire. Enfin, le 9, la bataille était terminée. Les tirs s'étaient arrêtés.

 

La perquisizione

Il giorno 9, era una bella giornata di sole. Io pensai : « Questa è una bella giornata, perchè si sapeva che da un giorno a un altro, da un momento a un altro, eravamo prigionieri ». Approfitando che era una bella giornata, mi ho lavato i panni, asciugamani, camicia, la biancheria. Quando poi e venuto, alla sera, il tempo che si doveva prendere il rancio, venne il camion che ha portato il rancio, che lo doveva dividere alla compagnia. In quel momento, si è visto che arrivavano le truppe inglese, francese, americane. Eravamo per cadere prigionieri. Perchè il camion ha sceso i sacchi con le pagnote, gallette, scattolette di carne, i maccheroni, la pasta cotta. Gli altri, perchè eravamo campati in un posto come una valle, giù del livello del terreno, gli altri soldati si sono usciti a mettere in fila con le truppe francese, inglese. Io, non avevo ancora preso rancio, ne io ne gli altri. Ma gli altri subito sono dati via. Non fece che altro, è veramente così, sa, ho preso un poco di pagnotte, gallette, e gli ho messi nel zaino. Che nella prigionia non si sa come finisce. E poi, ho uscito.

Quando ho uscito di lì, un ufficiale, con due pistola in mano, e mi ha fatto : « Come on! » E mi ho messo in fila con la compagnia. In questo caso, per me è stato bene che ho preso lì quel poco di pagnote e gallette, e le ho messe nel zaino, perchè quando che siamo arrivati lì nel campo e che non ci hanno dato niente da mangiare, niente da bere, io in quel caso, di giorno non potevo toccare niente, ma, alla notte, prendevo qualche cosa e mangiavo.

Al lato che siamo fatti prigioneri poi, abbiamo fatto una lunga camminata, era verso le cinque così, abbiamo camminato non so quanto, fino verso delle nove, le dieci di sera. Arrivando a un posto lì, ci hanno fatto fermare e ognuno si è buttato per terra per riposare un poco. I soldati francesi, questi marrochini, algerini, tunisini, neri, non so, si hanno buttati mezzo noi, che volevano di darci orologi, soldi. Allora ognuno non le voleva dare. Io, e tanti altri, l'orologio non l'avevo. Poi al mattino, siamo partiti di nuovo, e abbiamo camminato ancora assai.

Siamo camminati. Abbiamo arrivati a un altro posto dove è venuta la perquisizione. Per esempio se noi si portava cose nelle tasche. Tutti per file indiana. Allora c'era un soldato francese [arabe] che faceva la perquisizione della roba adosso. Come eravamo in fila, questo soldato è venuto da me, ha preso il portafoglio, ha visto che io ci avevo 1200 franchi dentro. Lui l'ha aperto, l'ha guardato, e poi gli ha messi di nuovo nel portafoglio, e mi ha messo il portafoglio in tasca. Va dall' altro, gli passa la rivista, e poi si fece dare il portafoglio, l'ha aperto, a lui gli a preso 200 franchi. E l'ha messo nel taschino di sopra della giubba. Come la guardia ha passato all'altro, lui [il soldato italiano] si gira e mi dice : « Martines, a te, ti hanno levato i soldi? » « No, gli disse, ha aperto il portafoglio, ha guardato i soldi, gli ha messi di nuovo dentro. » Dice lei : « Mi ha levato 200 franchi. » Allora io pensai, gli disse : « Io penso che i soldi non le potessero levargli. Vai, lì c'è l'ufficiale, gli disse, vai, presenteti e glielo dici. » E lui si è rimasto così. « Vai, gli fece. » Non ci ha voluto andare. A un certo punto, gli fece : « Vai! O vai tu, o ci vado io ». Lui, non è voluto andare. Mi presentai all' ufficiale [un tenente francese], gli fece saluto. Naturalmente, non sapevo parlare francese, ma communque, gli disse : « Soldat' — gli fece segno col ditto — soldat' a soldat'... d'arzan. Doucent' franc' ». Allora, lui mi ha capito subito. Il tenente si gira dal maresciallo e gli disse — io non ho capito, ma ho capito la mossa — gli disse : « Soldi se le devono levare ai prigionieri? » Il maresciallo ci ha detto : « No! » Il tenente dice : « Questo mi ha detto che quella guardia ci ha levato 200 franchi a quello lì. Il maresciallo va da questo, tira la pistola e disse a quel soldato : « Tu gli a levato 200 franchi. » E la guardia disse : « [gemito di paura] ». [Il maresciallo] mette la pistola qui, proprio all' orecchio, così, e poi stende la mano, nel taschino, e ci erano i 200 franchi che stavano ancora lì. Ci ha datto [alla guardia], un calcio di dietro e l'ha fatto uscire della fila. Allora il maresciallo gli da i due cento franchi, a quel uomo [prigioniero].

Nel fratempo che è successo queso, c'erano pure i Tedeschi. Da un lato gli Italiani, dall'altro i Tedeschi. Una guardia di questi Francesi si ha detto al Tedesco : « Dammi l'orologio. » « No, disse, l'orologio non te la do, questo mi ha regalato mia madre quando sono andato a fare il soldato, me l'ha data lei e non te la do. » Questa guardia che ci si spara immediatamente lì, perchè non ci ha voluto dare l'orologio. Proprio al lato che è successo questo rientra una lunga colonna di Tedeschi. E quando sono arrivato là, che hanno visto quella maceria, che la guardia aveva ucciso quel Tedesco, insomma non ci è piaciuto tanto. Ma noi ci siamo andati e non so cos'è successo dopo.

 

Il campo di concentramento

Poi, di lì, abbiamo continuato a camminare, a camminare, a camminare, e siamo arrivati a un punto que c'era il treno. Ci hanno fatto mettere sul treno, e siamo camminati non so quanto sul treno. Arrivando a un piccolo paese che si chiama Pont-du-Fas, dove che c'era il campo di concentramento, ci hanno fatto entrare in questo campo di concentramento.

La prima cosa che hanno fatto, passando un' altra rivista, e del corredo che noi si portava, se abbiamo due camici ci hanno levato una, se abbiamo due copertine ci levano una. Di tutto il corredo che noi si portava, un indunamento solo ci lasciavano. Tutto così.

E, per parecchi giorni, non ci davano niente da mangiare, niente da bere. Faceva un caldo straordinario. Tanti soldati lì che si camminavano nello stesso posto lì, c'era un pocchetto di vento, questa terra un po sabbiosa pure, eravamo tutti sporchi poi. Io ho resistito, e tanti altri, ma molti molti molti assai soldati cadevono per morti per terra. Allora gli prendevano, gli portavano in infermeria, gli facevano una iniezione, e poi rivenivano.

Un bel momento, l'interprete italiano dice : « Ragazzi, uno per plotone, deve uscire solo uno per plotone, prende le borraccie dei compagni che c'è una guardia che si va con lui, e lui si va a quel punto che si prende l'acqua. Ho preso tutte le borracie dei compagni, le ho messo a tracolla — si figura, tutte quelle borracie su di me. Dunque, mi ho preso un bidone, che era lì, e quelle borracie, e son partito con gli altri soldati. Camminando, abbiamo passato del paese, che il paesetto stava vicino. E passando il paesetto, lì c'era una fontanella con l'acqua. Siamo andati avanti, passando il paese, avanti non so dire quanto abbiamo camminato, che eravamo proprio morti di camminare. Allora, arrivando a un certo punto, [la guardia francese] ha detto : « Ragazzi, fate fermi quà, che io vado giù la strada, e vado a guardare se c'è l'acqua ». Tutti fermi lì, che aspetavamo che lui ritornasse e di dire : « C'è l'acqua ». Invece, ritorna, va sotto della strada, ha fatto un pezzeto a camminare a destra, a sinistra, e ritorna e dice : « Non c'è acqua, qui, dobbiamo ritornare indietro ». Ed infatti, siamo ritornati, abbiamo passato di nuovo in paesetto, con la fontanella lì che c'era l'acqua, e non ce ne ha fatto prendere.

Prima di rientrare nel campo, c'era una linea di bidoni. Un soldato esce dalla fila e ha guardato lì se c'era l'acqua nel bidone, che non c'era il coperchio. E c'era un pocchetto d'acqua. Lui prende la borraccia, si abbassa per veder se poteva prendere quel poco d'acqua. La guardia non ha fatto che altro che prendere il moschetto, va, e ci da un colpo nella schiena col moschetto. E poi, siamo entrati nel campo.

Nel fratempo, viene un autobotte pieno di acqua. Come è entrato nel campo, dove ci eravamo proprio noi, l'autobotte blocca. E ne andava ne avanti, ne indietro. Del autobotte, c'era il rubinetto con un pocchino d'acqua che colava a pena, a goccina a goccina, piano piano. Un soldato va, prende il carettino, e va per prendere qualche goccina d'acqua. Il chauffeur, ci aveva una corda, abbastanza grossa, prende quella corda e ci va a dare botte nella schiena a quello lì.

E si continua a stare lì senza mangiare, senza bere, al caldo. Dopo un settimana così, viene il sergente italiano di nuovo, l'interprete, e dice : « Disegnano trenta tre personne, fra soldati e sotto ufficiali. Chi vuol partire, si parte subito. C'è il camion pronto. Però senza sapere dove si va. Senza sapere quello che si fa. Chi vuol partire alza la mano. Si parte subito. » Allora io, eravamo tre, non paesani ma Siciliano come me, che avevamo stati sempre insieme, io mi dando così che qui si stava molto male, gli fece : « Ragazzi, voi altri volete venire? Io me ne vado. Quello che succede succede, gli disse, io me ne vado. Non credo che si deve stare più baldi così. » Io ho alzato la mano. Allora loro, vedendo così, alzano pure la mano. Subito, si sono fatto trenta tre personne : un maresciallo, un caporale maggiore e un caporale, e i soldati. Il camion è stato pronto a partire.

 

Il campo di mine

Messi sul camion, siamo partiti, abbiamo fatto una trentina di chilometri, siamo arrivati a un piccolo paesetto chiamato Bou Arada. Arrivati lì, c'erano due grandi magazzini. Da un lato, c'erano ottanta Tedeschi, con un capitano e un sotto ufficiale pure. E da une lato abbiamo occupato noi il magazzino coi trenta tre Italiani. Insomme, arrivando lì, non era la stessa cosa del campo di concentramento. L'acqua era abondante. Come cibo, davano una grande pagnota divisa in tre personne. Poi, alla mattina, passavano il caffé. A mezzogiorno facevano il rancio, pizze, riso con pise. E la sera, facevana la pasta pure. Si stava benino per mangiare, non era male.

Come lavoro, noi avevamo messo le mine e noi li dovevamo levare. Però mezza giornata : si andava la mattina, si ritornava a mezzogiorno per mangiare, e dopo mezzogiorno non si andava più a lavorare. A levar le mine, gli Italiani da un lato, i Tedeschi da l'altro lato. Perchè le mine, c'erano, lì mine italiane, mine francesi, mine inglesi, mine americane. Ce n'erano delle mine lì : campi minati, che era un cosa straordinaria. Non finivano mai. Coll' apparecchio quà sulle spalle, si levava le mine. E due camion, continuamente, che viaggiavano. Le mine, le portavano fuori del paesetto. Lì, le mine, erano poi a montagne.

Io, a levare le mine, non ci sono andato molto tempo. Qualche ventina di giorni, così. Perchè nel magazzino che stavamo noi, stava una personna al giorno per fare la pulizia e dividere il mangiare. Degli altri soldati che erano montato prima di me, il maresciallo non era contento. Perchè non facevano pulizia. Il mio giorno che sono montato io, lui è rimasto contentissimo, della pulizia che ho fatto, e di tutto. « Martines, mi disse, tu non vai più a levar' le mine. Tu rimani qui perchè ho visto che hai fatto un lavoro migliore degli altri. Come pulizia e tutto. A levar' le mine non ci vai più. » In fatti, non ci sono più andato.

 

Dimenticato in un ospedale

Tempo passando, perchè lì era un punto malarico, son venuto con febbre malariche. Marcando visita, quando sono andato dal medico, un capitano francese, mi domanda : « Che cosa ce hai tu? » Disse : « Febbre malariche ». Fece : « Si », e mi da una purga. Io, non mi faceva buono. Darmi la purga, perchè? L'ho buttato via, non lo prese. Dunque, le febbre che me venivan' a me, molto freddo, non potevo riscaldare, dovevo stare in branda, non potevo stare dal freddo che avevo nelle ossa. Allora, marco di nuovo visita. Vado di nuovo da questo medico e dico : « Questo ci ho, febbre. Non posso riscaldare. La febbre è forta e devo stare sempre in branda. » M'bè! Lui mi da un' altra purga.

Alla terza volta che io ho marcato visita, ci ho detto : « Voglio il medico cambiato. » All'indomani, io stavo in branda, verso le dieci di mattino, sentito bussare la porta, allora mi alzo e vado aprire. Vedo un sottotenente francese, che mi domanda : « Sei tu, l'ammalato? » « Signorsì. » « Che cosa ci hai? » Io gli disse : « Signor tenente, io lo so quello che ci ho. Queste sono febbre malariche. Non posso riposare. Ora, ci vuole iniezione di chinina, ci vuole la iperchina, ci vuole le pillole di chinina. Questo per io stare bene. » Allora il sottotenente francese dice al sergente francese, che c'era la fascia, al braccio, di croce rossa : « Toutesuite faire la piqûre. » Subito prende l'agoli, per fare la puntura, e mi fece l'iniezoni. E mi ha detto : « Prendi tutto il corredo che tu ci hai, che all'una, viene l'ambulanza e ti porta all'ospedale. « Signorsì », gli disse, e se ne va.

Allora io mi ho preparato tutto. All'una preciso, viene una ambulanza tedesca, però guidata dai soldati francesi. E mi porta all'ospedale italiano, che era a L'Ariana. Arrivo lì, prima che a me mi avrebbero segnato dove dovevo andare, alla porta c'era la guardia lì che mi disse : « Devi entrare lì, che c'è il capitano che ti vuol' parlare. » Era un capitano calabrese, che si chiamava Eugenio Basile. Vado lì, vedo questo capitano, e mi disse : « Di dove vieni? » « Attualmente, li fece, vengo dal paesetto chiamato Bou Arada. » « Che facevi là? » « Facevo a levar' le mine. Dopo non ci sono più andato a levar' le mine, sono rimasto in stanza a fare la pulizia e dividere il mangiare. » « Questo nel campo francese? » « Sì, gli disse. » « E come vi trattavano lì? » Anzi, la mia divisa viene finita completamente, adosso, finite le scarpe, ero così. M'bè lei mi prende tutti gli appugni, di come mi trattavano lei, che cosa facevo e non di tutto. E lui si è scritto tutto. Quando ha finito, è venuto un infermiere, che si chiamava Arduini, e mi disse : « Martines, vieni con me. » Vado con lui e ci ha portato in una stanza che lì c'erano trentanove ammalati, trentanove letti. Mi ha assegnato la mia branda. E il medico mi visita. In quatro e quatro otto, mi ha dato qualche cosa di medicina, pilloli, insomma qualche inezione e io sono stato bene. Mangiavo, bevevo e stavo benonne.

I Francesi… l'ambulanza, dopo una settimana, è venuta per prendermi. Dato che io stavo bene, poi uscivo giù nel cortile. Quando è venuta l'ambulanza, che si è presentata lì alla porta, e che mi cercava a me. Dovevano qualche appunto preso perchè è venuto una guardia e mi disse che mi cercavan' a me, dicendo « Dov'è Martines? » Allora la guardia mi chiamò : « Martines, subito subito! Vai in branda, perchè son venuti i Francesi a prenderti. Allora vattene in branda. » E l'ambulanza se ne ha ritornato indietro.

La seconda settimana, di nuovo lo stesso fatto. Ma io poi, la seconda settimana, non ci sono uscito più. Stavo dentro e non ci uscivo più. Allora, la seconda settimana l'ambulanza è ritornata di nuovo e non mi ha dato indietro, dicendo che io ero ancora ammalato. E poi, no ci ha visto più. Di tornare di nuovo, non si ha visto più, questa ambulanza. E io lì, stavo bene, mangiavo, bevevo. Passa. Nessuno mi ha cercato. Nessuno mi cercava più.

 

Al servizio degli Inglesi

Dopo qualche sei, sette mesi, viene una guardia e mi dice : « Martines, guarda che devi andare all'ufficio del maggiore inglese. « Ma, gli disse, cosa vuole di me? » « Vai la e ti dice cosa vuole, io non lo so. » Lì ci stava un maggiore e tre capitani. Vado là, busso alla porta e « Come in! » Apro, mi presento, faccio il saluto. « Siete voi il soldato Martines Cirino? » « Signorsì ». « Dove stavate voi? » « Stavo al campo francese, a Bou Arada. » « Che faceva lì? » « A levar' le mine. Ma, finalmente, io non levavo più le mine. Rimanevo nell' accampamento per fare la pulizia e dividere il vivere. » « Siete contento di lavorare in ospedale? mi fece. » « Altro che sono conteno, gli disse, thank you very much, grazie tanto se potrei rimanere qui. » Ci aveva una chiavetta. Prende il banchetto dove era seduto, tira il casseto e mi tende un pezzettino di carta e mi disse : « Questo è il vostro foglio di matricola, quello francese non è più buono. » E il numero era 188-124, non lo dimentico mai. E sono rimasto lì, a fare il servizio nell' ospedale, eravamo tre, e io quattro, che facevamo il servizio.

Però, io non ero della sanità, perchè io ero del corpo genio artiglieria. L'ospedale, dopo meno di un anno di quando io ho preso servizio, è rientrato in Italia. Ma io non ho potuto rientrare in Italia. perchè io ero arregato all' ospedale. Ho dovuto andare al campo inglese. Lì c'eran' due strade. {Una, se io firmavo per cooperatore e andavo a un posto; se non firmavo per cooperatore, andavo al campo dei fascisti. Perchè c'è un campo di fascisti, e c'è il campo dei cooperatori. } Arrivando, dice : « Tu, firmi per cooperatore. Quà, ci sono due strade, se firmi per cooperatore, tu vai quà, se firmi per fascista, allora vai là. » Al campo dei fascisti, la facebbero passare pure male. Al campo dei cooperatori, eravamo veramente, veramente, veramente… Come lavorare, non si faceva niente. Si usciva tutti i giorni, con il camion, e si andavamo a Alger, tante volte, e da una provincia all'altra. Nella Tunisia sempre si girava, andare una parte, andare un' altra, a prendere qualche cosa, bombe di ossigeno, sempre cose militare. Alla mattina, si usciva alle otto, alle nove, col camion. Poi si rientrava a mezzogiorno, si mangiava. Poi si usciva verso le due. Alle quattro si rientrava di nuovo. Insomma si stava proprio benonne. Di mangiare, passavano un pagnota tanta così [gesto di una trentina di centimetri] grande al giorno. Una ogni soldato, una ogni prigioniero, una pagnota tanta così. Poi, il cotto, gli Inglesi davano della cipolla, conserva, un di tutto. Uno mai poteva consumare tutta la roba di mangiare che loro davano. Sapone non mancava, dentifrici. Una cosa proprio straordinaria : la divisa sempre nuova. Una divisa dell' esercito inglese, ma con la lettera « I » sul braccio [per Italiano].

Dopo, fui all'aeroporto militare. Lì, non faccemo che altro che arrivavano, nelle casse di apparechi Made in Canada. Arrivavano lì, nel campo dell'aviazione, là gli montavano. C'erano duecento meccanici, cento Italiani et cento Inglesi. E montavano i camion, grandi e piccoli, e gli mandavano in Italia, perchè poi c'era la guerra in Italia. Eravamo quatro soldati, e si girava sempre intorno tutti i giorni, prendendo tutta la legname delle casse, e li portavamo tutti a un pozzo. Lì sono stato alla mess degli ufficiali e pilota.

Poi, al 45, al maggio, vicino a giugno, sono rientrato in Italia. Siamo sbarcati a Napoli, e siamo rimasti a Napoli. Sono rimasto ancora un anno a Napoli, per lavorare per un ufficiale inglese, prima di ritornare al paese.

 

La guerra è cominciata lì a novembre del 42. Ma il mio battaglione, si ha mandati a gennaio del 43. A maggio, la Tunisia, è caduta, è finita la guerra, il nove maggio.